SymphonyOS est une distribution GNU/Linux méconnue, mais dont la sortie récente en version stable vient d’en rappeler l’existence… Trois années de développement ont en effet suivi la sortie de la première version alpha du projet : s’appuyant à l’origine sur Knoppix, avant de changer sa base pour Debian Sid puis Ubuntu, Symphony semble avoir subi un cycle de développement quelque peu chaotique. Aujourd’hui, elle est enfin prête. Une distribution de plus ?

En fait, on n’aurait sûrement pas parlé de Symphony si elle ne présentait pas une particularité la distinguant, pour le coup, clairement de ce que les utilisateurs de GNU ont l’habitude de voir… La nouveauté ? Mezzo. Une interface graphique construite avec amour spécialement pour la distribution.

Mezzo, le souffle du

Basée sur l’honorable gestionnaire de fenêtres FVWM, Mezzo se veut révolutionnaire. Léger, épuré, transpirant la simplicité, l’étrange environnement cherche à se démarquer des conceptions classiques du bureau. L’interface n’est pas sans rappeller celle de gOS, la distribution au succès finalement assez limité. Le retrait des Green PC d’Everex, propulsés par l’OS de la start-up californienne ThinkOS, des magasins Wal-Mart en est une preuve sans doute suffisante.

Ainsi, j’ai bien peur que Symphony peine à trouver son public. Sans doute paradoxalement pas assez novatrice pour attirer des utilisateurs avancés (comme le faisait remarquer avec humour un membre d’un forum : «Encore une interface qui s’est prise pour un OS complet…»), et encore trop geek pour être utilisée par Madame Michu, son usage risque d’être fort anecdotique.

Je souhaite toutefois bonne chance à Symphony, qui a au moins le mérite d’apporter un petit vent de fraîcheur dans l’univers monstrueux du troll barbu et ventru Gnome vs KDE.

🙂